Sites remarquables de Tanzanie


La réputation des paysages grandioses de Tanzanie n'est plus à faire. L'immensité et la richesse de ce pays font rêver les plus grands voyageurs totalement conquis par tant de beauté. La Tanzanie se dévoile en plusieurs voyages effectués à différentes saisons...

Nous avons sélectionné quelques sites remarquables mais la liste est loin d'être exhaustive.


Les gorges d'Olduvaï: retour sur l'histoire de l'homme

Souvent dénommées berceau de l’humanité, les gorges d’Olduvaï sont d’un grand intérêt pour les paléontologues et pour toute personne s’intéressant à l’histoire et l’évolution de l’homme.

Ce site est situé dans zone protégée du Ngorongoro, sur la route menant au Serengeti. Louis et Mary Leakley, archéologues réputés ont fait de multiples découvertes dans ce canyon au cours des années. L’année 1959 a marqué le début des recherches paléoanthropologiques de grande ampleur en Afrique de l’Est.

Cette année là, Mary et Louis Leakey découvrent à Olduvai après plusieurs années de campagne de terrain peu fructueuses, un crâne très bien conservé, premier fossile africain daté par la méthode Potassium/Argon, évalué à un âge de 2 millions d’années (ce crâne qualifié de australopithecus boisei est évalué aujourd'hui à 1,7 millions d'années). Leakey mène en 1931 et 1932 deux autres campagnes de prospection.



En 1976, Mary Leakey découvre des empreintes de pas d’animaux conservées dans des tufs volcaniques consolidés et datés de 3,75 millions d’années. En 1978 et 1979, deux nouvelles pistes seront découvertes à Laetoli près d'Olduvaï. L’une d’elles est constituée par trois séries d’empreintes de pas laissées par des hommes, femmes et enfants se tenant debout il y a 3,75 millions d’années. Cette découverte a reculé encore de 3,6 à 3,8 millions d'années l'apparition de l'homme.

Une équipe d'archéologues américains et tanzaniens a trouvé en 1986 les restes d'une femme adulte ayant vécu il y a 1,8 million d'années. Le site d'Olduvaï a permis d'exhumer les restes fossilisés de 35 êtres humains mais les recherches continuent.

Sur place, il est possible de visiter un petit musée (information en anglais) où l’on peut voir beaucoup d’outils trouvés durant les fouilles, l'histoire des recherches effectuées au cours des années, quelques fossiles de plusieurs espèces dont certaines ont disparu. Un moulage important reproduit les pas d'hommidés trouvés à Laetoli. La visite dure environ 1 h ou plus pour les passionnés d'histoire de l'homme. Nous intégrons à nos programmes de safari au Serengeti un arrêt aux gorges d'Olduvaï et la visite du musée.


La région du lac Natron : sauvage et splendide !

Comment pourrait-on décrire la beauté grandiose de cette région ?
Située au fond de la vallée du Rift, accessible après quelques heures de piste poussiéreuse, à l’écart des circuits touristiques classiques, ce paysage aride ponctué de quelques cours d’eau asséchés révèle une atmosphère quasi mystique.

Est-ce dû à la présence de l’Oldonyo Lengaï, la montagne de Dieu pour les Masaïs qui domine les lieux de sa beauté puissante ? ou bien aux populations masaïs qui peuplent, seuls, cette région éloignée de tout ?

Le lac Natron, gigantesque cuvette de soude, abrite des centaines de milliers de flamants roses venus se reproduire en toute tranquillité. Il dévoile sa beauté en fin de journée, lorsque la chaleur torride se dissipe. Un trek dans la rivière Engare Sero, s’écoulant dans un canyon étroit, permet de découvrir des chutes d’eau spectaculaires où une baignade sera la bienvenue !

Le lac Natron est l’un des plus grands lacs salés de la Vallée du Rift. Ses huit lagons à haute teneur en sels de sodium couvrent une région d’environ 80 km2. La profondeur maximale du lac est d’environ 2 mètres, et une croûte de sel qui ne se dissout que pendant la saison des pluies recouvre une bonne partie de sa surface. L’alcalinité du lac peut atteindre un pH de 9 à 10,5 - les eaux sont presque aussi alcalines que l’ammoniaque et offrent un environnement idéal aux micro-organismes qui apprécient le sel et donnent périodiquement au lac sa couleur caractéristique rouge-orange. En plus d’être le foyer de la plus grande colonie de flamants nains d’Afrique orientale, le Natron est aussi leur plus grande zone de reproduction. On peut y voir d’autres oiseaux tels des sternes, des marabouts et des pélicans, et un nombre significatif d’échassiers venus hiverner depuis les zones de reproduction de l’Arctique, tandis que le bassin du lac abrite d’autres animaux comme le zèbre, la girafe et les gnous.

L’environnement austère du lac Natron et son isolement expliquent que la région soit restée en grande partie inexplorée jusqu’au début des années 50. Leslie Brown, ornithologue amateur, fut à cette époque l’un des premiers à s’aventurer sur le lac Natron pour tenter d’y étudier sa population de flamants. Il décrivit le lac comme « l’un des endroits les plus infects du monde», « fétide et mort, comme la souillure de quelque atroce maladie à la surface de la terre». Il évoque « le scintillement maléfique du lac sous le soleil», le dit « puant», « écumeux», « malodorant» et « vil ». Cependant, exalté par la vue des innombrables flamants, il écrivit aussi que « aucun mot ne saurait décrire le spectacle de la couleur et du mouvement, le son de leur voix, ou le sentiment d’être un homme primitif faisant une merveilleuse découverte à l’aube de l’histoire de l’humanité.»


Le cratère d'Empakaï

Le cratère d'Empakaï se trouve dans le territoire de conservation du Ngorongoro. Nous organisons des randonnées à la journée pour visiter cet endroit très peu fréquenté et très agréable, riche en flore et faune. Un lac alcalin (lac Emakat) très clair et pourtant profond de 80 m, se trouve au fond du cratère.

La végétation est constituée de prairies, de broussailles et de parties forestières dans sa partie sud. Il est possible d'apercevoir de très nombreux oiseaux dont beaucoup d'espèces de rapaces mais aussi des pélicans, cigognes, martin-pêcheurs et autruches.

L'endroit est fréquenté par des buffles, des hyènes et même des léopards. Ce site est superbe, isolé à l'écart des circuits habituels et permet à tous les voyageurs souhaîtant une immersion dans les paysages grandioses de l'Afrique, de passer une journée exceptionnelle.

Cette option peut être intégrée à un parcours de safari incluant le cratère du Ngorongoro. L'accès au cratère s'effectuera avec le chauffeur-guide en 4x4 puis un garde "ranger" accompagne les marcheurs tout au long de la balade.


Le lac Eyasi : une région isolée...

Le lac Eyasi se situe à l'extrême limite sud de l'aire de conservation du Ngorongoro et appartient à la chaine de lacs alcalins de la superbe vallée du Rift.

Ce lac est très étendu mais peu profond (parfois en saison sèche ses eaux s'évaporent beaucoup). On accède au lac par une piste en mauvais état que l'on emprunte au niveau du village bantou de Karatu. Le parcours traverse tout d'abord des champs cultivés où l'on observe une vie rurale importante avant de passer dans des paysages assez "désertiques" (nombreux gros baobabs sur la route).

La végétation aux abords du lac est constituée d'acacias et de petits bosquets. La faune est abondante : flamants roses, pélicans, cigognes, antilopes, hippopotames et petits primates peuplent la région.

Tout l'intérêt de cette région est de s'éloigner des grands axes touristiques pour découvrir une région isolée où vivent des tribus très anciennes, les Hadzabés, derniers descendants des bushmens ainsi que les tribus Datogas.